Des trésors cachés

Voici venu leur temps. Temps de mouvement, de ressourcement. Ressourcement, délassement. Conditionnement. Rechargement. Chaque année, elles se conjuguent làbas avec un moment majeur. Moment, séquence, ô combien attendue. Séquence de référence. Sous ces cieux, (Europe, Amérique du Nord, etc) cette séquence, cette période, c’est quelque chose ! Pas même pour un empire (ou presque), nul (e) ne voudrait être absent(e) de cet espace.

Quoi ! Ne pas en être ? Le manquer, le rater à 100% ? Sans trouver un moyen, une possibilité de rattrapage. Pas question ! Cet emballement, cet enthousiasme, ne datent guère du jour d’aujourd’hui. Probablement, n’est-ce pas demain, ni après-demain, la veille de la disparition de cette espèce de frénésie collective communicative, s’emparant de toute une société.

D’où cette réflexion de certaines très mauvaises langues : « les gens travaillent dur, très dur onze mois pour, en été, s’en offrir, de superbes, de mémorables, d’inoubliables». Vive les… vacances ! Généralement, plusieurs secteurs d’activités, tournent … au ralenti. En revanche, ceux de l’hébergement, de la restauration, du voyage, des loisirs, peuvent se frotter les mains. Parents et enfants s’en donnent à coeur joie. C’est comme s’il s’agissait d’oublier, de mettre entre parenthèses les difficultés, le stress, du monde professionnel, scolaire, universitaire.

Et, chez nous, ça se passe comment, les vacances ? Autre pays, autres moeurs ? Rien à voir avec le décor présenté par cet hémisphère. Beaucoup de Kamers sont loin de faire une pareille fixation sur les vacances. Les travailleurs, dans un Etat de droit comme le très cher et beau pays des Kamers, jouissent de ce droit. Ils en profitent, pour certains, pour changer d’air, se ressourcer, «recharger les batteries», «pousser le chantier de la maison du village». Tout en y amenant les gosses découvrir le village. Apprendre à s’intégrer, à s’enraciner dans leur terroir.

Afin, comme le basketteur Joakim Noah ou son père Yannick aiment à dire non sans fierté : « je sais d’où je viens.» « Je sais d’où je viens », parlant d’Etoudi, à Yaoundé. Du coup, pendant leurs vacances, ils sont au rendez- vous du village. Le village avec ses réalités. Ses spécificités diverses. Ses codes. Ses repères. Ses atouts. Ses richesses, notamment culturelles également. Dans ce contexte marqué par la promotion résolue du…multiculturalisme, les terroirs Kamers ont leur mot à dire.

Que pourraient en apprendre petits, ados, et même adultes Kamers ? NYANGA y consacre son Dossier. Sans bien sûr oublier les autres rubriques de votre magazine, toujours plus savoureuses, les unes que les autres. Alors, éclatez-vous, lâchez-vous !

Par Roger Owona Rédacteur en Chef


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