immense et immortelle so black and proud

Depuis l’annonce de son décès le 16 août dernier, les hommages n’en finissent pas.A travers le monde, mélomanes, célébrités, médias et hommes politiques célèbrent le talent et les valeurs humaines de la «Reine de la Soul» : Aretha Franklin. A 76 ans, elle quitte la planète terre après un combat entamé en 2010 contre le cancer du pancréas. 8 ans plus tard, son âme s’est envolée vers l’au-delà, probablement entourée de toutes ces prières qu’elle a demandées à sa communauté des fans d’élever pour elle des jours avant sa mort. Après une longue et riche carrière musicale, sa voix a traversé les générations depuis ses 14 ans. Formée par son père pasteur, elle enregistre son premier album gospel en 1956.

On y retrouve les titres «Never Grow Old» et «Precious Lord». Elle ne demeurera pas longtemps dans ce registre. Car, John Hammond, le découvreur de Billy Holiday, la prendra sous sa coupe. Elle sort son deuxième almbum «The Graet Aretha Franklin» en 1960. La «Reine de la Soul» émerge exceptionnellement en 1967. Elle met un terme à sa collaboration avec John Hammond et sort un nouvel album chez Atlantics, «I Never loved a man». L’opus se vend à plus d’un million d’exemplaires et devient un tube planétaire. Aretha enchaînera des tubes, connaîtra également des jours sans. Parmi ses titres mythiques, il y a «Amazing grace».

Son talent lui vaudra d’être désignée pour chanter durant les obsèques de Martin Luther King. Tout au long de son parcours, elle donnera également de la voix lors de l’investiture de trois présidents des Etats- Unis : Jimmy Carter, Bill Clinton et Barrack Obama. Le premier président Noir des Usa n’a pas pu retenir ses larmes en 2009, alors qu’elle interprétait «My Country, Tis of Thee». Femme de caractère et d’une profonde foi, Aretha Franklin a milité pour l’égalité des droits civiques des Noirs aux Etats-Unis. Son engagement sera salué par George Bush, qui lui décernera la «Médaille présidentielle de la Liberté», la plus haute distinction civile américaine.

La native de Memphis entrera également dans l’histoire en étant la première femme à être intronisée dans le «Rock and Rool of Fame» en 1987. En 2010, le gouvernement américain donnera son prénom à l’astéroïde 249516. «Il est difficile de concevoir un monde sans elle. Non seulement elle était une chanteuse brillante et unique, mais son engagement en faveur des droits civiques a eu un impact indélébile sur le monde», avouera Barbara Streisand, sur son compte Twitter. Le monde pleure une grande dame. Une icône.


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