Osiera Mebounou, Ciel clair pour la «Miss Météo»

Depuis octobre 2019, les téléspectateurs de la Crtv la regardent donner les indications météorologiques du jour. La «Miss Météo», comme elle se fait appeler depuis lors, est une journaliste culturelle, rédactrice-en-chef du webzine Culture Ebène (plus d’un million de followers) et reine de beauté locale. Une tête bien faite et pleine d’idées novatrices. Mannequin, Miss, chef d’entreprise, actrice, présentatrice, communicatrice, Osiera Mebounou arbore plusieurs casquettes à seulement 24 ans. Nyanga vous dévoile le profil d’une jeune femme qui en veut…

Un adage Beti dit : «Les personnes qui réalisent des oeuvres de valeur n’ont jamais de grosses jambes». Cette sagesse pourrait bien s’appliquer à Osiera Mebounou. Au premier regard, elle est toute menue. 1.68 m pour 52kg, Osiera serait un poids plume. Le genre qu’on qualifie de «spaghetti». Mais, cela n’empêche pas cette jeune journaliste culturelle d’avoir de l’ambition.

A juste 24 ans, l’avant-dernière née de sa famille, pilote de nombreux projets : une agence de mannequinat, une agence d’event-planning, le Festival International Ratu 2020, pour ne citer que ces exemples. Elle démarre sa carrière professionnelle assez tôt par la mode. En 2014, elle défile pour une marque camerounaise : «A l’époque, j’étais encore trop mince et je me faisais appeler "la Miss", "le mannequin". En 2014, je suis retenue à mon premier casting pour la présentation de la nouvelle collection du styliste Israël B Couture au Djeuga. Dès ce jour, j’avais intégré le cercle fermé de la mode au Cameroun », se souvient-t-elle. 2015.

Elle se lance à la conquête de la couronne de Miss Nations Unies. A 19ans, elle devient ainsi la toute première Miss Nations Unies (Cameroun). Durant son mandant, Osiera Mebounou apprend à développer son esprit d’entreprenariat, et à défendre des projets.

«MON PREMIER PROJET»

2016. MIMA (Meb’s international Models Agency) voit le jour, à la fin de son mandat de Miss Nations Unies. L’originaire d’Ebolowa met sur pied sa propre agence de mannequinat. Jusqu’ici, bilan plutôt satisfaisant : «J’ai trouvé important de créer une agence qui pourrait non seulement former au métier, mais aussi assurer une intégration socioprofessionnelle.

Avec le temps, nous avons développé des prestations d’hôtesses. Nous faisons également dans l’évènementiel. Et au-delà de tout, nous oeuvrons dans les activités humanitaires à travers notre action caritative chaque décembre : le Noël en famille avec les orphelins», explique-t-elle.

PREMIERS PAS DANS LE 7EME ART

Alors qu’elle s’investit dans le couloir de la mode, la diplômée en communication des organisations de l’Esstic (Ecole supérieure de sciences et techniques de l’information et de la communication), se retrouve à flirter avec le cinéma. Une autre opportunité qu’elle n’a pas hésité à saisir. Elle a incarné en 2017, le rôle principal dans le courtmétrage "Devoted" de l’acteur et producteur camerounais Benjamin Eyaga : «Pendant la projection, j’étais toute autant surprise du résultat final, et de mes performances dans ce film !

Dès lors, pour mieux apprendre de ce domaine, en 2019, j’ai couvert la 72ème édition du festival de Cannes, en tant que rédactrice -en -chef du webzine Culture Ebène», révèle-t-elle.

A LA TELE !

Depuis octobre 2019, Osiera informe le public camerounais sur la météo juste avant le grand journal de la CRTV : «Au terme d’un entretien, j’ai été sollicitée pour travailler sur le projet de la météo. J’avais passé un premier test, et les deux mois qui suivaient, je travaillais intensément sur la maîtrise de la technologie, du vocabulaire», confie-t-elle. Rien n’arrête cette fille de Djop (son village).

Dans ses projections : «Je me vois poursuivre ma carrière de journaliste/présentatrice TV sur le plan international et bâtir deux autres grandes structures au Cameroun. Je compte développer ma fondation MIMA pour davantage venir en aide aux couches sociales défavorisées. Sur le plan personnel, j’envisage fonder ma petite famille et voyager à travers le monde», indique-t-elle. En attendant, cette année, celle qui affectionne l’Okok, s’active actuellement dans l’organisation du Festival International Ratu 2020. Un événement culturel qui célèbre le cinéma entre l’Indonésie, le Cameroun, et le reste du monde.


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