La coqueluche des «ambianceurs»

Parler de lui ? Certains évitent ! Nombreux sont ceux qui ont décliné notre proposition de s’exprimer autour du «phénomène Nyangono du Sud». Et pour cause ! Depuis quelques mois, il est le «chouchou» sur les réseaux sociaux. Même sous les chaumières, le rythme envoutant du beat de son titre «Tu dors ta vie dort» a pris le contrôle. Résultat : une communauté de fans est née. Les «Nyangonitos» et «Nyangonitas», comme il les appelle affectueusement, n’en n’ont plus que pour lui. Gare à vous, si vous tenez des propos désobligeants à son égard, ils vous attaqueront comme un essaim d’abeilles. Pas un seul jour ne passe sans qu’il ne soit évoqué. Ces célèbres cris «Wayaye !», «Wayayouille!», sont d’ailleurs repris pour exprimer, soit l’étonnement ou alors pour amplifier des propos. Les multinationales le sollicitent, les organisateurs de spectacles aussi. Ceci au grand bonheur des fans, qui lui réservent, à tous les coups, un accueil plus que chaleureux. Combien de temps durera l’euphorie ? Personne ne peut le dire. Il est en tout cas certain que le quotidien de celui dont la boutique est réputée au marché central de Yaoundé, en est bouleversé. Comment vit-on le buzz après autant d’années d’anonymat ? Loin des supputations et autres remarques acerbes, qui est vraiment Nyangono du Sud ? Le magazine Nyanga est allé à la rencontre du personnage le plus «attachant» du moment sur la toile, côté Cameroun !

Vous faites le «buzz» depuis un moment. Sur les réseaux ou dans les médias classiques, l’on parle de Nyangono du Sud. Mais qui se cache derrière ce personnage fantasque ?

Je suis Nyangono du Sud, le «Lion du Sud». C’est mon nom d’artiste. A l’état civil, je suis Tatchum Nyangono. Je suis né le 2 février 1965 dans la région du Sud, plus précisément à Enongal. Mon père était de “Monè Ntcho”, ma mère de Bafoussam. Je suis donc du Sud et de l’Ouest Cameroun. Ce sont mes origines. Mais je n’aime pas trop en parler, car en ce moment il y a une forte vague de tribalisme.

Ceci est dû au fait que les gens s’accrochent aux origines. Oubliant que nous tous nous sommes Camerounais et nous luttons pour la même cause. C’est également dans le Sud du Cameroun que j’ai grandi, je suis allé à l’école jusqu’au collège. J’y ai fait la connaissance de ma femme et je me suis marié. C’est après 1982 que je viens m’installer à Yaoundé, pour mener mon activité. Je suis père de 7 enfants.

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